Footixette et le sport

L’avantage d’être intelligent, c’est qu’on peut toujours faire l’imbécile, alors que l’inverse est impossible.

Le match de la mort

Classé dans : sport — 9 juillet, 2009 @ 8:41

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Album : dynamo
Les joueurs russes
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Dans l’histoire du football, nous pouvons trouver beaucoup de moments émotifs, mais il y a une histoire qui est certainement la plus terrible de toutes, celles dont les joueurs du Dynamo de Kiev furent les principaux acteurs, dans les années 40 en pleine occupation nazi.


Je vais raconter à mode d’hommage, l’histoire des joueurs du dynamo de Kiev qui ont joué Un match sachant que s’ils gagnaient, les nazis les assassineraient, et cependant ils décidèrent non seulement de jouer mais de gagner. Avec leur mort, ils ont donné une leçon de courage et d’honneur. Pour comprendre leur choix, il est important de savoir comment ils sont arriver à jouer ce match décisif, et pourquoi un simple match de football est devenu un moment crucial de leur vie.

Tout commença un 19 septembre de 1941, quand la vile de Kiev fut occupé par les nazis, les soldats de Hitler mirent en place un régime de terreur qui détruisaient tout.

La ville était un enfer contrôlée par les nazis, et durant les mois suivants des centaines de prisonniers qui ne pouvaient ni travailler ni vivre dans des maisons, erraient dans les rues dans une profonde misère. Parmi ces soldats, il y avait Nikolai Trusevich, gardien de but du Dynamo de Kiev. Josef Kordik, un boulanger allemand que les nazis ne poursuivaient pas, évidemment à cause de son origine, était un supporter du Dynamo de Kiev. Un jour qu’il marchait dans la rue, surpris, il regarda un clochard et immédiatement, il se rendit compte qu’il s’agissait de son idole, le grand Trusevich. Bien qu’interdit, avec des astuces, le boulanger trompa les nazis et embaucha le gardien comme travailleur pour sa boulangerie. Le gardien était tellement heureux, qu’il accepta de travailler et pouvoir ainsi manger et dormir dans une maison. En même temps, Kordik étais émus de pouvoir aider son idole.

Dans la vie quotidienne, ils parlaient toujours de football et du dynamo, jusqu’au jour où le boulanger eu une idée de génie, il demanda à Trusevich d’essayer de retrouver le reste de ses compagnons. Il continuerait à lui payer comme s’il travaillait, et il lui assura qu’ensemble il pourrait sauver les autres joueurs. Le gardien chercha dans la ville jour et nuit et entre blessés et mendiants, il retrouva un à un es camarades du Dynamo. Kordick leur donna du travail, faisant très attention à ce que les nazis ne découvrent pas ce qu’il faisait. Trusevich trouva aussi certains rivaux du championnat russe, trois du Lokomotiv, et il les sauva aussi. Au bout de quelques semaines, la boulangerie cachait toute une équipe complète.

Réunis grâce au boulanger, les joueurs ne tardèrent pas à prendre une décision, ils décidèrent de jouer à nouveau. C’était une façon d’échapper aux nazis et la seule chose qu’ils pouvaient faire. Beaucoup avaient eu leur famille assassinée aux mains de l’armée d’Hitler, et le football était une des dernières choses qui leur restaient de leur vie antérieure.

Comme le Dynamo était fermé et interdit, ils choisirent un autre nom pour l’équipe, le FC START, qui grâce à des contacts allemand commença à  défier des équipes de soldats ennemis et des sélections proches du III Reich. Le 7 Juin 42, ils jouèrent leur premier match. Malgré la fatigue et la faim, ils gagnèrent 7 à 2. Le rival suivant fut l’équipe de la garnison hongroise et ils gagnèrent par 6 à 2. Après ils firent 11 buts à des roumains.

La situation devint sérieuse quand le 17 juillet, ils jouèrent contre une puissante équipe de l’armée allemande, et ils leur infligèrent une sévère correction 6 à 2. Beaucoup de nazis trouvèrent cela embarrassant et source d’inquiétude au vue de la popularité croissante de l’équipe d’employé de boulangerie, et ils cherchèrent une meilleur équipe pour en finir avec eux. Le MSG hongrois arriva avec la mission de les battre mais le FC STARTA les écrasa 5 à 1 et 3 à 2 au match retour.

Le 6 aout sûr de leur supériorité, les allemands organisèrent une équipe avec des membres de
la Luftwaffe, el Flakelf, qui était une grande équipe, utilisée comme instrument de propagande d’Hitler. Les nazis avaient décidé de trouver le plus fort rival pour en finir avec le FC START, qui avait une énorme popularité au sein de la population soumises. La surprise fut colossale, malgré tous les coups bas possibles de la part des allemands, le Start gagna 5 à 1.

Après une telle honteuse défaite, les allemands découvrirent les actions du boulanger. De Berlin arriva l’ordre de tous les tuer, mais le haut commandement nazi n’avait pas assez avec cela. Ils ne voulaient pas que la dernière image des russes fut une victoire, parce que en les tuant ils confirmaient en fait leur défaite face aux russes. La supériorité de la race aryenne, en particulier dans le sport, était une obsession pour Hitler. Pour cette raison, avant de les fusiller, ils voulaient gagner un match. Dans une atmosphère hostile et des menaces de toutes parts, on annonça  la revanche pour le 9 aout, au stade Zénith qui était complètement plein. Avant le choc, un membre des SS entra dans le vestiaire et  dit en russe : « je suis l’arbitre,  respecter les règles et saluer  le bras levé »,  leur exigeant ainsi de faire le salut  nazi.

Une fois sur le terrain, les joueurs de football du START (maillot rouge et pantalon blanc) ont levèrent le bras, mais au moment du salut,  ils placèrent leur bras sur leur poitrine et au lieu de dire « ! Heil Hitler », ils crièrent » ! Fizculthura », un slogan soviétique qui proclamait la culture physique. Les allemands (maillot blanche et pantalon noir) ont marqué le premier but, mais le Start arriva à la mi-temps en gagnant par 2 à  1.

Il y a eu d’autres visites au vestiaire, cette fois avec des armes et des avertissements bien clairs et concrets : « si vous gagner, il ne restera personne vivant ». Les joueurs ont eu très peur et on a proposé de ne pas sortir après la mi-temps. Mais ils ont pensé à leurs familles, aux crimes qui étaient commis, aux gens  qui dans les tribunes les encourageaient,  et ils sont sortis. Ils ont donné aux nazis une véritable leçon. Vers la fin du match, quand ils gagnaient 5 à 3,  Klimenko était face à face avec le gardien allemand, il le dribla et seul face au but, quand tout le stade attendait le but, il se retourna, et envoya le ballon au centre du terrain. Ce fut un geste de mépris, de moquerie, de supériorité totale. Les spectateurs hurlaient de joie. Comme tout Kiev parlait de l’exploit, les nazis les ont laissé partit comme si rien ne s’était produit. Le Start joua quelques jours plus tard et il l’a gagné au Rukh 8 à  0. Mais la fin était écrite : après ce dernier match,
la Gestapo visita la boulangerie.

Le premier à mourir sous la torture fut  Kortkykh. Les autres  furent envoyés aux camps de concentration de Siretz. Là Kuzmenko, Klimenko et Trusevich furent tués brutalement tout en portant leur maillot.  Goncharenko et Sviridovsky, qui n’étaient pas dans la boulangerie, ont été les seuls survivants, cachés, jusqu’à la libération de Kiev en novembre 43. Le reste de l’équipe fut torturée jusqu’à la mort. Sur le perron du club, gardé de manière permanente, il y a actuellement un monument qui salue et remémore ces héros du Start, les indomptables prisonniers de guerre de l’Armée Rouge que  personne n’a pu battre pendant une dizaine de matchs historiques, entre 1941 et 1942.

Ils sont morts torturés et fusillés, mais il y a un souvenir, une photo qui pour les supporters du Dynamo, a plus de valeur que tous les trésors du Kremlin, Là figurent les noms de tous les joueurs et une inscription : « De la rose, ils ne nous restent que le non ».

En Ukraine, les joueurs du FC Start sont aujourd’hui des héros de la patrie et ils sont un exemple de courage, leur histoire est enseigné dans les écoles. Au stade Zénith une plaque dit « Aux joueurs qui sont morts la tête haute devant l’envahisseur nazi ».

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