Footixette et le sport

L’avantage d’être intelligent, c’est qu’on peut toujours faire l’imbécile, alors que l’inverse est impossible.

« Les magiques magyars »

Classé dans : sport — 11 juillet, 2009 @ 5:25

Il est difficile de savoir quelle a été la meilleure équipe de l’histoire du football puisqu’il ne serait pas juste de comparer des équipes de différentes époques, mais à tous les amants du football, il nous vient à la tête quelques-unes très significativess.

Le Brésil de 1970, le Madrid de Di Stéfano, l’Inter de Helenio Herrera, l’Ajax de Cruyff, etc. Toutes sont des équipes qui sont parvenues à gagner des titres très importants, mais il serait injuste de ne pas se rappeler d’autres équipes qui bien qu’elles n’aient rien gagné, elles ont obtenu quelque chose de beaucoup plus important : on se souvient d’elles à cause de  leur grand football. Un jour, Marco Van Basten demanda à son entraineur, Arrigo Sacchi pourquoi ils devaient tellement s’entrainer alors qu’ils étaient  les dominateurs du football de l’époque (fin des années 80, débuts des années 90). Arrigo Sacchi lui a répondu avec la phrase suivante « la victoire reste dans les livres, mais la façon de l’obtenir reste dans la tête et dans le cœur des gens ».

Une de ces équipes qui est resté dans les cœurs de ceux qui l’ont vu jouer a été la sélection hongroise de la moitié du XXeme siècle. Plus connu comme « « les magiques magyars » ou « l’équipe merveille », l’équipe formé par Gusztav Sebe et comme capitaine Ferenc Puskas, avait enthousiasmé  tous les amateurs du football de l’époque. On pourrait dire que la sélection hongroise a été la première grande équipe apparue après la 2ª Guerre Mondiale. Son premier titre a été obtenu aux Jeux Olympiques de 1952 à Helsinki. Là bas, ils ont gagné la médaille d’or, après s’être imposé en finale face à la sélection
Yougoslave. La majorité des composants de cette sélection appartenaient au Honved, l’équipe de l’armée hongroise. Un année après, le 25 novembre 1953,
la Hongrie a obtenu concrètement un des plus grands exploits dans l’histoire du football. Dans ce qui a été appelé « le match du siècle », les hongrois sont parvenus à mettre en échec l’Angleterre pour la première fois dans le mythique stade de Wembley. Le résultat a été scandaleux, un 3-6 pour les magyares, qui ont donné un authentique récital dans le « berceau du football ». L’Angleterre, blessée dans sa fierté,  a demandé la revanche, qui a eue lieu 6 mois après à Budapest. À cette occasion les hongrois ont vaincu par 7-1.

Après ces démonstrations,
la Hongrie s’est présentée au mondial de Suisse en 1954 comme le grand favori. Dans la première phase ils ont mis en échec respectivement
la Corée du Sud et l’Allemagne par 9-0 et 8-3. Dans ce dernier match, face à l’Allemagne, on a blessé sa grande figure et capitaine Puskas, qui ne jouera plus dans le championnat jusqu’à la fin. Le Brésil fut le rival de
la Hongrie en quart. Ce qui a priori devait être un grand match de football, vu les qualités des deux équipes se transforma en un combat de boxe. Ce match est passé dans l’histoire comme « la bataille de Berne ». Entre tant de violence les hongrois sont parvenus à gagner le match par
 4-2, et à contester les demi-finales contre les champions en vigueur, l’Uruguay. Deux coup de têtes de Kocsis dans les prolongations poussait 
la Hongrie en final. Là l’Allemagne attendait de nouveau. Et c’est dans ce match que  la légende du jeu allemand de force. Au bout de 10 minutes
la Hongrie gagnait par 2 0, buts de Puskas et Czibor. Personne ne pariait alors sur une remontée allemande. Mais vers la minute 20, le match était de deux buts partout.

La Hongrie attaqua désespérément pour essayer d’obtenir un but qui leur donnerait le titre, mais entre l’arbitre, les poteaux et les erreurs des attaquants, ils ne l’ont pas obtenu. L’Allemagne marqua un but par l’intermédiaire de Rahn à la minute 86. Cet objectif donnait le titre à l’Allemagne et laissait Puskas et les siens avec cette sensation de pouvoir avoir réussi

. Des injustices du football, diront certains. Ce qui est certain c’est que la meilleure équipe n’a pas gagné le titre, mais a gagné le respect et l’admiration des gens, qui plus de 50 ans après s’en rappellent comme des rois authentiques sans couronne, parce que comme on dit,  il vaut mieux rester dans la mémoire des gens que être juste un trophée gardé dans une vitrine. 

Notre tactique était de marquer davantage de buts que l’adversaire » (Ferenc Puskas-meilleur buteur du XX siècle)

Buts, buts, buts  et encore des buts : c’était Puskas. Santiago Bernabeu, en 1958, ramena à Madrid un attaquant avec 12 kilos de sur poids et 31 ans mais qui dans sa tête avait une seule pensée mettre des buts et qui finit par charmer tout les supporters du Madrid. Ferenc Purzceld (il a changé le nom de famille d’origine allemande par Puskas, qui en hongrois signifie rifle, canon.) il est né en Hongrie en 1927 où il fut une idole nationale. Il a défendu le maillot de son pays 84 matchs en marquant 83 buts, il a fait partie des Magyares légendaires les Magiques magyares, ceux qui ont gagné à l’Angleterre et qui sont arrivés à la finale du  mondial de Suisse en 54. Après arriva  l’occupation de l’URSS en Hongrie et l’exile de beaucoup des joueurs.
La FIFA sanctionna une année sans jouer l’attaquant pour avoir abandonner son pays, déjà à l’époque.


Après l’exile il essaya dans plusieurs clubs européens, jusqu’à ce que Bernabeu le veuille pour son Madrid. Le président trouva beaucoup d’opposition dans son inscription, ses 31 années et son « ventre » célèbre allaient contre lui. Mais il a perdu du  poids et commença à marquer des buts. Il cessa d’être Ferenc Puskas et se transforma en  « Cañoncito Pum » ou Puskas comme le surnomma son grand ami Di Stefano. Pendant 9 ans, il joua au Madrid, en marquant 324 buts. Son palmarès est enviable : 3 coupes d’Europe, 5 ligues espagnoles, 1 Intercontinentale, 1 coupe d’Espagne, 1 Or olympique, 1 sous championnat du Monde, 5 ligues hongroises. Il a même défendu les couleurs de l’Espagne dans 4 matchs. Il a ensuite essayé comme entraineur  jusqu’à ce qu’on lui ait permis de retourner en Hongrie en 1981. Où il a fait partie de
la Fédération. Il est décédé en 2006 à Budapest.

Mais au-delà de trophées on se rappellera de lui à cause de son amour pour le football, pour ses buts et pour son gauche, et les tirs puissants. Puskas n’a pas eu une vie facile, étant donné le pays où il est né, mais il a décidé d’être joueur de football par-dessus tout, comme son père. Il disait qu’il devait  tout au football, mais ce sport ne lui doit pas moins. On se rappellera toujours de tous ses buts (512). Il a fait partie de la meilleure Hongrie qui a jamais existé et de la meilleur attaque du Real Madrid : Rial, Kopa, Amancio, Di Stefano et Puskas. Celui qui n’a pas vu comment était cet attaquant, qu’il regarde celui qui est considéré comme le meilleur match de l’Histoire dont il fut le protagoniste. Ce fut une finale entre l’Eintracht Frankfurt et le Real Madrid. Il marque 4 buts et le résultat final fut 7-3. C’est`ne pas pour rien qu’il est le meilleur butteur du 20ª Siècle.

Le « Gran Torino »

Classé dans : sport — 11 juillet, 2009 @ 5:23

Quand un accident donne naissance à un mythe

Cela fait soixante ans de la tragédie de Superga, l’accident aérien qui mis fin au `Gran Torino’, la meilleur équipe du monde à ce moment-là. J’aime l’histoire de ce Torino qui aurait pu changer le football comme nous le connaissons aujourd’hui. L’histoire du Torino est, simplement spectaculaire.

Sans cette tragédie, tout aurait probablement été différent. La Juventus serait une équipe sans tant d’histoires, le Madrid n’aurait pas tant de coupes d’Europe, la hiérarchie de football serait différente, le Torino serait une institution plus que couronnée et, probablement, l’Italie aurait davantage de championnat du Monde que le Brésil. Pourtant dans cette tragédie qui a mis un terme à la vie de mythes comme Mazzola ou Bacigalupo, ce qui frappe c’est le spectaculaire mouvement de solidarité qui a parcouru l’Europe et l’Italie ; avec l’alignement de jeunes par tous les équipes dans les dernières journées du championnat pour jouer dans les mêmes conditions que le Torino. Le `Torino’ est mort à Superga mais son esprit continue en vie pour beaucoup.

Le 4 mai 1949 a changé l’histoire du football. Si l’avion qui transportait la meilleure équipe de la planète, le Gran Torino, ne s’était pas écrasé à Superga, peut-être l’Italie aurait été la première sélection trois fois championne, avec trois titres consécutifs. Peut-être nous ne connaîtrions pas le mot catenaccio et le calcio symboliserait le football offensif. Peut-être.

Le président, Ferruccio Novo, ex joueur et ex formateur, commença à construire l’équipe en 1942, en pleine guerre, avec l’incorporation des deux étoiles du Venise, Mazzola et Loik. Cette saison, 1942-1943, il gagna le scudetto. Avec la guerre la ligue fut paralysée. Il n’y a plus eu de compétition jusqu’à 1945. À ce moment là, le Gran Torino était déjà

irrésistible.

 L’équipe jouait avec un système ultra offensif, délaissant assez les positions de défenses. La conception était l’œuvre du directeur technique Ernst Ebstein, un hongrois d’origine juive qui, en raison des lois sur la race avait dû travailler dans la clandestinité et, malgré tout, il a fini dans un camp de concentration, duquel il pu s’enfuir. Ebstein ne voulait pas de défenses. De fait, le Gran Torino jouait avec deux centraux très techniques, Ballarin et Maroso, et les cinq milieux de terrain typiques du système anglais, dirigées par Valentino Mazzola. Sa légende se fit réelle pendant la saison 1947-1948 avec 125 buts en 40 matchs. Cette manière de jouer si fantastique, se déroulait dans un contexte difficile, celui de l’après-guerre et dans une ville ayant subi des bombardements. La virtuosité du Torino, ses records faisaient oublier les difficultés du moment et les horreurs du passé et faisait croire à la possibilité d’un meilleur futur pour l’Italie.

Vittorio Pozzo, l’entraineur qui a gagné pour l’Italie les Mondiaux  de 1934 et 1938 (avec l’inestimable aide de Mussolini et des arbitres), avait conseillé à Nove et Ebstein dans sa politique de transfers. Après la guerre, refaire une sélection s’est avéré simple : huit membres du Gran Torino (Bacigalupo, Ballarin, Castigliano, Loik, Maroso, Mazzola, Menti et Rigamonti) étaient des titulaires indiscutables ; parfois, comme dans sa victoire contre la mythique Hongrie, la nazionale azzurra alignait à dix joueurs du Torino. L’Italie se profilait comme le grand favori pour le Mondial de 1950, au Brésil.

Le 3 mai 1949, le Torino voyageait à Lisbonne pour un match amical contre le Benfica.  En Italie étaient restés le président Novo, enrhumé, et un gamin hongrois immensément triste parce que le Torino, après plusieurs matchs d’essai, avait rejeté son inscription. Le gamin était Laszlo Kubala. L’avion était à moins de cinq kilomètres de l’aéroport quand, dans un brouillard épais, il s’écrasa contre la basilique de Superga. Les 31 occupants du trimoteur sont morts sur le coup.

Les funérailles pour la meilleure équipe qu’ai vu l’Italie et une des meilleurs du monde, rassembla un million de personnes à Turin.

A ce moment, à défaut de quatre journées, le Torino avait 4 points d’avance sur l’Inter. Les autres équipes décidèrent d’aligner des jeunes, comme le Torino se voyait obligé de faire, le reste de la saison. Ce fut un scudetto posthume.

Nous savons ce qui est ensuite arrivé. Gianni Agnelli, le fondateur de FIAT, avait acheté
la Juventus en 1947 et a profité de l’immense vide ouvert à Superga pour créer une équipe championne. La saison suivante, celle qui devait se transformer en Vecchia Signora a gagné le scudetto et a commencé à forger sa prpre histoire. C’était déjà un autre football.

L’histoire de la tragédie a eu une belle anecdote en 1960. Sandrino Mazzola, le fils de Valentino, qui avait six ans en 1949, venait de signer pour l’Inter. C’était un garçon de 18 ans. Et il du jouer contre le  Real Madrid, champion d’Europe. Le Madrid gagna. Après le match, Puskas s’est approché de Mazzola, il lui a donné la main et il lui a dit des mots : « J’ai connu ton père et j’ai joué contre lui. Je crois que tu es digne d’être son fils « . Pozzo dû voyager au Mondial du Brésil (en bateau) avec une équipe de circonstances et un système ultra défensif, qui a caractérisé le calcio dans les décennies suivantes.

Les victimes de Superga sont devenus une légende capable de faire oublier que le club ne pouvait être à hauteur des rivaux Milanais ou Romains, les comptes étaient constamment en rouge et que certains comme Valentino Mazzola, père de la future vedette de l’inter Sandro Mazzola, voulaient quitter. De même, si la formation du Torino fournissait la colonne vertébrale de l’équipe d’Italie, la squadra azzurra d’après-guerre n’égala pas les formations des années fascistes : en mai 1948, elle fut même écrasée 4 à 0 par l’Angleterre à Turin. Toutefois, le gran Torino symbolisait les espoirs de la ville de Turin et de l’Italie. A ce titre, on peut considérer que la colline de Superga est un lieu de pèlerinage et historique dépassant largement le cadre du football.

 Le « Gran Torino » dans sport Torino+Calcio+a+Mestalla

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